Témoignage : Alexandre Serre, Président de Serre Industrie mécanique

Fabiani Mai 2019

Ci-dessus, photo d'Alexandre Serre, Président de la société éponyme, devant une cellule robotisée dotée de sa propre interface homme-machine. Alexandre Serre, président de Serre Industrie Mécanique explique a Jérôme Meyrand, journaliste spécialisé à Machines Production comment il a mis en place une nouvelle organisation industrielle.

Valoriser le savoir faire familial pour monter la chaîne de valeur

A Portes-lès-Valence, dans la Drôme, l’entreprise Serre Mécanique de précision, 35 personnes, aime tenir ce qu’elle considère comme son engagement numéro un : fournir à ses clients, qui proviennent de l’aéronautique (50% d’un chiffre d’affaires de 4,6 millions d’euros), du médical (30%) et de l’industrie (20%), « la bonne pièce au bon prix au bon moment ».

Pour cela, cette société familiale, fondée en 1966 par Gilbert Serre, a mis en place une organisation tournée vers l’écoute, l’adaptation et la réponse à leurs besoins. « Nous sommes certifiés pour chacun de ces métiers », souligne le fils du fondateur, Alexandre, 45 ans, président de cette SAS, qui rassemble également sous la maison mère Serre industrie mécanique, une unité spécialisée dans les équipements industriels (SEI), avec un effectif de 10 personnes.

Lorsque Alexandre Serre a repris les rênes de la société, en 2000, après le départ en retraite de son père, le jeune dirigeant de 29 ans souhaite s’ouvrir aux marchés de l’aéronautique et du médical, de manière à valoriser davantage le savoir-faire transmis par Gilbert, usiner des pièces métalliques complexes et de haute qualité. « Les grandes séries disparaissaient, il nous fallait miser sur de la pièce haut de gamme, en petite série, et ainsi monter dans la chaîne de valeur », se souvient Alexandre.

Cellules robotisées

Dans l’atelier, il « écrase l’organisation pyramidale » et met en place des ‘‘team leader’’ pour responsabiliser les salariés. Bref, Alexandre Serre rend son entreprise plus agile et plus flexible surtout. Il a vite compris que le coût d’un opérateur « n’est pas amortissable en France », alors il déploie des robots.

Avec SEI, il a créé des cellules robotisées, où c’est le robot qui commande la machine-outil, « pour que nos techniciens consacrent leur temps à sortir de la valeur ajoutée ». Pour piloter cette nouvelle organisation industrielle, Alexandre Serre s’est appuyé sur une GPAO, la GPAO Clipper de Clip Industrie, dont le logiciel fut intégré dès 1996. Dès cette année-là, M. Serre avait rencontré « une entreprise sérieuse, digne d’une SSII ». Et d’ajouter : « Clipper travaille à l’affaire, c’est un logiciel très ouvert. L’intégration des données est à la fois simple et intuitive. » Si l’entreprise drômoise choisit systématiquement la nouvelle version, « c’est parce que l’on a toujours utilisé les dernières fonctionnalités, qui nous aident à relever de nouveaux défis », souligne Alexandre Serre, qui possède également le module Expert.

En résumé : l’ERP Clipper est une solution qui est à la fois « complète, parce qu’il y a tout ce que l’on cherche, évolutive et structurante.

Jérôme Meyrand - Journaliste spécialisé à Machines production.