CBS Industrie : un ERP au coeur de l'organisation

C’est une rencontre sur la dernière EMO s’étant déroulée à Paris (1998) qui est à l’origine de la relation pérenne qui s’est nouée entre Clip Industrie et CBS Industrie.

« En fait, j’ai connu Clip Industrie avant même qu'il ne soit l’éditeur de logiciels qu’il est aujourd’hui, se souvient François Favreau. À cette époque, où je cherchais un outil de gestion de production, il n’existait que de très gros ERP, totalement inadaptés aux besoins d’une entreprise comme la nôtre. Ne trouvant pas, dans ce contexte, ce que je recherchais pour structurer le fonctionnement de l’entreprise, j’avais développé quelque chose sur Lotus avec les limites que l'on imagine, mais j'avais du mal à trouver quelque chose qui soit adapté au fonctionnement d’une petite entreprise. »

Pas pleinement satisfait de sa solution, François Favreau croise sur le salon Pierre Darrous, à l’époque directeur commercial de la société Sapex (aujourd’hui intégrée à Alma) qui lui présente un certain M. Patel. « Cet homme qui était installé sur un tout petit stand avec juste un ordinateur portable présentait un outil d’organisation, qu’il n'appelait même pas GPAO et que Clip - qui n'était ni plus ni moins qu'une tôlerie tout comme CBS à l'époque - se demandait s’il ne serait pas pertinent de le commercialiser, se rendant compte que beaucoup d’entreprises étaient intéressées », poursuit-il.

La réponse adaptée

Le dirigeant de CBS est immédiatement conquis. « C’était une version monoposte à l’époque, pas encore ouverte sur l’atelier, mais ce qui m’a plu d’emblée c’est l’intégration de  l’outil  à  notre  métier. Cela correspondait en tout point à nos manières de travailler. On y trouvait déjà des aspects  comme la  gestion  des  tôles, des  chutes  remise  en  stock,  la  soudure et toutes  sortes  de  problématiques  spécifiques à notre métier et que les gros logiciels ne savaient absolument pas traiter », détaille François Favreau.

Dans les dix années qui ont suivi, Clipper s’est développé de manière considérable en donnant naissance à différents modules dédiés aux fonctions clés d’une entreprise de production industrielle.
« L’architecture de la solution suit le cycle de la norme ISO 9000, de sorte que tout naturellement Clipper est devenue la base de notre fonctionnement et la trame de notre système d’information central. Nous utilisons Clipper comme une gestion commerciale  et  de  production, du devis jusqu’à la facturation, et nous avons demandé très tôt à Clip de nous développer des interfaces avec les autres outils informatiques que nous utilisions afin d'assurer une continuité numérique. »

Aujourd’hui, Clip va plus loin, et l’éditeur est en mesure de proposer des réponses intégrées sur l’ensemble des domaines que doit couvrir l’entreprise, mais il sait également fonctionner dans le cadre d’une approche regroupant les meilleures briques de chacun des spécialistes de chaque domaine.

Une solution pour chaque besoin

« En ce qui nous concerne, nous avons choisi d’opter pour la solution la mieux adaptée de notre point de vue pour chaque tâche, explique François Favreau. C’est comme cela que nous avons sélectionné Radan pour la découpe laser, que nous utilisons Tops pour le pliage sur nos machines Trumpf et que toutes nos études sont réalisées à partir de Solidworks. Parallèlement, nous avons veillé à ce que tous ces éléments s’intègrent les uns avec les autres. Dans ce contexte, Clipper est aujourd’hui au centre de notre système d’information et en mesure d’échanger avec notre outil de gestion administratif, mais également avec nos outils de CFAO. Les besoins d’échanges avec ce type de logiciel ne sont pas nécessairement très intimes mais ils ont une importance majeure. Nous récupérons par exemple les plans et les nomenclatures au sein de Solidworks qui sert de point de départ à toutes les affaires. »

La gamme en quelques clics Clipper est par ailleurs au centre de la gestion de l’avancement de la production, aujourd’hui assurée par les opérateurs qui déclarent leurs opérations, permettant ainsi de faire remonter les informations dans la base de données centrale. Le ferment de ce fonctionnement, il faut le chercher dans l’élaboration du devis.
« Au sein de Clipper, il existe deux solutions pour réaliser le devis, détaille François Favreau. La première, appelée devis simplifié, correspond à l’expression d’un prix sans détails, sans exposer la manière de fabriquer. Par ailleurs il existe une trame de devis détaillée. Cette seconde approche permet  de  quasiment  définir la gamme opératoire de l’ensemble et des pièces qui le constituent. Ainsi, dès le devis vous  pouvez  détailler  toutes  les  phases de production qui seront nécessaires pour obtenir l’ensemble concerné. Il est alors possible de définir très finement les éléments tels que la matière première, les fournitures,  les  consommables,  le  temps et les moyens de production. » Tout ce travail réalisé lors du devis sera valorisé pendant la prise de commande. C’est l’utilisateur qui choisit le niveau de détail qu’il va donner au chiffrage. « Lorsqu’il s’agit d’un client pour lequel nous avons de fortes chances d’obtenir l’affaire, il est intéressant d’entrer loin dans la description des processus afin d'obtenir le prix le plus juste possible, mais également de disposer des éléments techniques qui permettront de monter le dossier de production en quelques clics », poursuit le président de CBS Industrie.

Un outil d’amélioration continue

Dans la pratique, Clipper se trouve à la croisée des chemins chez CBS qui, comme le définit son dirigeant, est le spécialiste du mouton à cinq pattes.
« Notre  positionnement  est  de  proposer à nos clients un support dans la définition de leur produit et dans la réalisation des concepts qu’ils ont mis au point. D’une certaine manière ils nous définissent leur besoin et de notre côté nous leur  pro- posons des solutions industrialisables pour y répondre », explique le dirigeant. Dans ce contexte, les études réalisées par le bureau d’études de CBS sont directement importées dans Clipper qui sert de passerelle avec les différents outils de CFAO utilisés par CBS, mais permet également à tout opérateur de l’atelier d’accéder à la définition de la pièce à partir du poste situé dans son îlot de production. Un fonctionnement qui évite d’avoir à chercher des dossiers physiques et les pertes de temps qui y sont associées, mais garantit également que le plan utilisé est à jour.
Il en va de même pour les programmes de découpe ou de pliage que les opérateurs récupèrent dans le dossier numérique de la pièce au sein de la GPAO et qui, là encore, est la référence de ce qu’il y a à produire. Ce positionnement particulier du système d’information a une conséquence sur l’organisation de l’entreprise  :  « Il en structure les moindres détails depuis les opérations d’avant vente jusqu’à la livraison, en  passant  par  tous  les  stades de l’atelier, reconnaît François Favreau. Clipper pilote notre organisation de A à Z. Elle a même la capacité de faire évoluer nos façons de faire, en simplifiant des processus que nous avons mis en place et que Clipper permet de  fluidifier,  d’automatiser,  etc., ce qui nous met dans une démarche permanente d’amélioration continue de notre organisation. »

Un aspect renforcé par la capacité de la solution à évoluer au fil du temps, pour s’approprier des nouvelles technologies comme la mobilité ou la remontée automatique des temps machines, sans oublier les outils d’analyses et d’aide à la prise de décision.

Article extrait de Tôlerie Magazine - Avril 2021

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