DM Industries : l'expression des besoins s'automatise aussi

C’est en 2010 que Guy-Pascal Duprez, actuel président de DM Industries rachète l’entreprise qu’il avait quittée depuis plusieurs années.

« Clipper ayant été installé dans l’entreprise en 2008, après mon départ, je l’ai donc découvert lors de ma prise de fonction, et me suis trouvé face à un ERP très convivial et intuitif, ce qui s’avère être un aspect très intéressant, déclare-t-il en préambule. Autre avantage de cette solution, il reprend toute la structure de l’entreprise. »

Le module qualité de Clipper est d’ailleurs la base de la certification ISO 9001 en place dans l’entreprise, grâce à sa capacité d’archivage et de suivi documentaire. Dans le même esprit c’est également à l’aide de Clipper que l’entreprise assure la gestion des « certificats matière ».

Un client complexe à servir

Cet usage très poussé de l’ERP au sein de DM Industries est aujourd’hui complété par la mise en place d’un développement spécifique pour gérer une relation commerciale spécifique avec un client particulier.

« Bombardier représente aujourd’hui 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise, et fonctionne au travers d’un portail au sein duquel il gère ses besoins par l’expression d’un prévisionnel et une com mande ferme », explique Guy-Pascal Duprez.

Cette manière de travailler impose un exercice de transcription afin d’interpréter les besoins exprimés par la passerelle de Bombardier et la juste intégration des besoins réels que DM Industries doit lancer pour parvenir à livrer son client dans les délais.

« Sur la plateforme de Bombardier nous voyons leurs besoins fermes pour les quatre semaines à venir ainsi que l’expression de leur prévisionnel de consommation sur les 12 à 20 semaines suivantes », explique Guy-Pascal Duprez.

C’est sur cette base que DM Industries gère les besoins de cours termes et planifie ses nouveaux lancements en production. Pour récupérer ces données, pas de problème, il existe depuis 2012 une liaison EDI qui intègre automatiquement les nouveaux besoins dans le carnet de commandes de l’ERP.

Mais ceux-ci ne sont pas directement transférables dans le calcul des besoins :

« Afin d’être en mesure de livrer Bombardier à l’heure, nous nous sommes constitués un stock d’environ deux mois. Cette anticipation fait que tous les besoins exprimés par notre client ne sont pas obligatoirement à couvrir par un lancement. En fait, pour statuer, nous devons tenir compte des commandes à livrer, du stock, des lancements en cours et de l’évolution des besoins prévisionnels. Une tâche à accomplir pour toutes les références et sous références, de tous les articles que nous livrons à Bombardier. »

Un véritable casse-tête que la secrétaire chargée de ce sujet parvenait péniblement à boucler en trois jours de travail et qu’il fallait recommencer chaque semaine, en fonction de la nouvelle expression de besoin permettant d’intégrer dans l’ERP les lancements réels permettant de remettre à niveau le stock tampon. 

Une extraction et un traitement automatique des données 

Afin de réduire le temps passé à ce travail répétitif et très chronophage, DM Industrie a travaillé avec les équipes de Clipper pour obtenir une extraction automatique des données au sein de l’ERP et de les intégrer dans un tableau Excel, partagé par toutes les fonctions de l’entreprise et qui représente la réalité des besoins pour servir ce client. C’est une sorte de Kanban automatique qui permet à la secrétaire de réaliser les lancements manquant en moins d’une journée et en limitant drastiquement les risques d’erreurs induits par la gestion manuelle précédente. Un fonctionnement manuel qui, par ailleurs, devenait de moins en moins gérable du fait de l’accroissement du volume d’affaires réalisé avec ce client particulier.

« À la suite de cette opération, les nouveaux lancements vont rejoindre le reste des commandes de l’entreprise, un calcul de besoin est réalisé et chaque service reçoit la nouvelle expression de besoins en matière première, achats externes, ordres de fabrication, etc. », précise Guy-Pascal Duprez. 

D’autres avantages plus classiques 

Si ce point particulier de l’usage de l’ERP dans la gestion de la production est particulièrement édifiant en termes de productivité, il n’est pas le seul dans l’entreprise.

« Nous avons mis en place un système de pointage par douchette sur cinq postes accessibles dans l’atelier qui permet aux opérateurs de mettre à jour le système quasiment en temps réel. »

Grâce aux différents modules de Clipper, ce sont en fait tous les services qui se trouvent irrigués par le flux d’informations qui les concerne, à chaque évolution de l’état des commandes et de l’avancement de chacune des affaires. 
Une organisation qui a permis de fluidifier les échanges entre les différents services, mais également de diminuer la circulation physique des informations. « La centralisation de notre système d’information a non seulement permis d’automatiser le flux de données, mais également de le virtualiser, explique Guy-Pascal Duprez. Ainsi, depuis la reprise de l’entreprise, la consommation de papier a baissé de plus de 50 %. »

L’une des raisons de cette baisse drastique vient de la numérisation de nombreux documents préalablement conservés, voire dupliqués, et qui sont aujourd’hui consultables sur un serveur sécurisé.

« Seules les fiches suiveuses continuent à être imprimées et suivent les pièces tout au long de leur cycle de production, elles sont ensuite scannées et archivées au Format PDF afin de recueillir toutes les informations collectées durant la production. » 

Des opérations sensibles

Au sein de DM Industries, le déploiement de cette organisation structurante s’est accompagné de la mise en place d’un réseau informatique robuste.

« Afin de garantir le bon fonctionnement de l’entreprise et la conservation sûre de l’ensemble des documents et informations, nous avons un triple niveau de sauvegarde. Il est basé sur un serveur en mirroring, associé à un NAS qui réalise une sauvegarde nocturne, et pour compléter je fais chaque jour une sauvegarde sur disque dur externe que je garde avec moi », détaille Guy-Pascal Duprez.

Un système complexe que l’on ne détaillera pas plus, pour des raisons évidentes de sécurité et de confidentialité, mais qui est complété par un firewall à l’entrée de plusieurs serveurs virtualisés et protégés par un antivirus performant.

« Malgré cela nous avons fait l’objet d’une attaque avec demande de rançon. » 
Fort heureusement la mise en sécurité automatique de la majeure partie du système a parfaitement fonctionné et la dernière sauvegarde a pu être installée pour remplacer les données affectées.

« Nous avons vite pu reprendre notre rythme de fonctionnement normal après avoir chassé le virus sur la vingtaine de postes que compte le réseau, sans pertes de données et en mettant en échec la demande de rançon », se félicite Guy-Pascal Duprez.
Cette robustesse est une force pour l’entreprise qui possède des savoir-faire précieux au sein de son atelier, comme des habilitations de soudure pour le nucléaire et une compétence reconnue en polissage des surfaces avec des contraintes élevées en termes de rugosité.

« Ces activités relèvent de la dynamique de diversification que j’ai insufflée en arrivant, et qui se poursuit aujourd’hui. Une démarche qui nous conduit à travailler avec des secteurs exigeants comme le secteur pharmaceutique intéressé par des surfaces en Ra 0,8 avec qui nous souhaitons développer de nouvelles collaborations », conclut Guy-Pascal Duprez.

Dans cette optique, l’agilité et la robustesse du système d’information sont un atout indéniable.

Article extrait de Tôlerie Magazine numéro 261 - Novembre/Décembre 2020

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